L'urgence de la digitalisation des restaurants

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Digitalisation des restaurants

Les tables françaises, la tradition, l'urgence et la digitalisation

Le 27 février 2021

L’accueil en salle des restaurants est encore repoussé. Loin des yeux, loin du cœur, l’adage est d’autant plus cruel pour un secteur qui demeure un des rares à construire principalement la relation client en direct. C’est à table que l’on tisse des liens durables. C’est peut-être pour cette raison que la digitalisation des restaurants se fait lente et poussive.

Peut-être aussi parce que l’offre sporadique de solutions est difficile d’accès, trop lourde à mettre en œuvre ou inadaptée. Ou parce que les restaurateurs, comme toute entreprise, ont besoin d’être accompagnés. Ou pour la somme de ces raisons. Pourtant, face à l’urgence, la digitalisation des processus s’impose. Avec le support indispensable aux restaurateurs. Une tribune de Guillaume Ponsard, Président Fondateur de la fintech française CentralPay.

Techs et Traditions, un duo improbable ?

La gastronomie, les tables et l’art de vivre à la Française, inscrits au patrimoine immatériel de l’UNESCO, représentent à n’en pas douter un ensemble de traditions riches, fierté hexagonale s’il en est. Voilà des semaines pourtant que les restaurateurs n’exercent plus leur métier comme ils le voudraient. La tradition face à la pandémie ne fait pas le poids. Mais qu’en est-il de la tradition face aux nouvelles technologies ? Sont-elles solubles, compatibles, complémentaires ? Il est évident que les restaurants n’étaient pas prêts à envisager leur activité dans le contexte de distanciation sociale.

Le click & collect, mis en œuvre au pied levé, reste pour nombre d’entre eux très artisanal, quand il existe une page internet pour renseigner les clients sur le menu. Quasiment de l’ordre du refus, de l’opposition aux technologies, les restaurants n’exploitent qu’à minima les solutions disponibles et se limitent bien souvent à une page ouverte sur un réseau social, éventuellement, pour les plus progressistes, à une réservation automatique.

Le manque d’appétit, sans mauvais jeu de mots, pour les processus digitaux s’illustre à divers niveaux. Seuls les plus avancés ont adopté les terminaux de paiements connectés à la caisse enregistreuse et à la cuisine. La commande papier que l’on s’échange de main en main ou la formule que l’on crie à travers le passe-plat restent monnaie courante et participent, à leur façon, de la tradition.

La relation client face aux technologies

Bref, la restauration française est bien loin d’être la FoodTech que l’on vante, mais ce n’est pas le cœur du problème. Loin de nous l’idée de pousser un chef cuisinier à transformer son art par la digitalisation des restaurants. En revanche, le point de vue que l’on peut porter sur les nouvelles technologies mériterait d’être renouvelé, parce qu’elles peuvent faire beaucoup pour la relation client à laquelle tiennent tant, et à raison, les restaurateurs.

 

Article initialement publié le 9 décembre 2020 et à lire en intégralité sur infoDSI.com.